FRANCHIR LE RUBICON

Jules César franchissant le Rubicon

Par Anna Von Reitz

Il y a quelques années, j’ai eu le privilège de correspondre avec Mary Croft [1]. Mary est une légende pour sa capacité à aller droit au but et à dire non aux bureaucrates avec autorité et grâce. Rien que ça : NON.

Non, vous n’avez ni le droit ni l’autorité de me vacciner ou de me dire un mot au sujet de ma santé ou de son absence. Affaire privée. Pas de contrat. Pas de conformité. Aucune présomption autorisée.

Mary a démontré le POUVOIR DU NON sur une base perpétuelle.

Non aux taxes foncières. Non aux déclarations de toute nature. Non aux saisies. Non à l’idée de «personnes» privées surchargées de dettes publiques. Non à l’intrusion du gouvernement. Non aux agences [gouvernementales] non seulement aux abus de pouvoir de ces agences, mais à leur présomption d’autorité. Point final.

Non aux prétendues fiducies publiques de tout poil.

Campez-vous sur vos petits pieds et donnez au prétendu juge un regard funeste comme l’a fait Mary à maintes reprises ― et dites NON. C’est là où commence la responsabilité, dans ce petit mot : NON.

Je n’ai donné à personne de pouvoir sur moi ou sur mes biens, et si un quelconque rat prétend le contraire, qu’il s’avance pour qu’on y regarde de plus près. Observez les procureurs coupables pâlir.

Il y a une attitude, une chose qui émane du fait de se libérer des illusions de l’autorité ; une chose qui naît du fait de grandir et de devenir un adulte en étant responsable : une sorte de Rubicon personnel. Comme Jules César, nous avons franchi cette rivière. Nous ne reviendrons plus jamais en arrière.

Non, je n’ai pas consenti à hypothéquer ma maison pour rembourser des dettes publiques.

Non, je ne dois aucun impôt foncier à quiconque.

Non, je n’ai pas consenti au système de la Réserve fédérale. Je dénomme tout fonds monnaie légitime [2].

Non, je n’ai aucune obligation de servitude envers qui que ce soit, y compris le tribunal.

Non, je ne conduis pas de véhicule automobile : je me déplace d’un point à l’autre en utilisant ma propre voiture que j’ai payée au moyen de mon propre labeur. Des questions ?

Non, vous vous trompez. Je suis l’Employeur et vous êtes l’Employé. C’est mon avis qui compte.

Tant que je ne cause de tort à aucun être vivant ni n’endommage ses biens, vous n’avez même pas le droit ni aucune raison de m’adresser la parole. Et si vous cherchez à prétendre que je vous ai causé du tort, c’est à vous de le prouver. Cela relève de votre responsabilité.

Mary Croft se réveilla un bon matin, secoua la tête, admira la vue et évacua l’illusion de l’autorité par la fenêtre. Elle s’affranchit et exerça sa propre autorité, et elle le fit avec une logique si incisive et une telle pureté d’intention que les tigres de papier furent pulvérisés comme de la poussière dans le vent.

Nul besoin d’un diplôme de droit. Ce qu’il faut, en abondance, c’est du bon sens et le courage de l’ouvrir pour déclarer ce qui est vrai.

Dites-le simplement. Non. Non. Non. Non. Non.

Je n’ai pas cédé mon autorité au Conseil communal. Je n’ai pas donné au conseil municipal le pouvoir de me dicter comment décorer mon garage ou à quelle fréquence arroser ma pelouse. Je n’ai pas autorisé la mairie à fermer les portes de mon entreprise.

Montrez-moi le contrat portant mon nom et ma signature.

Non, je n’ai donné ma procuration à aucun sénateur américain.

Non, je n’ai pas voté pour le maire Bergdick. Pas de contrat de ma part.

Non, je ne fais partie d’aucune démocratie. C‘est une autre nation et un autre gouvernement. Pas le mien. Je vis dans un État républicain [3], merci.

Non, je n’ai aucun «revenu fédéral». Et si on m’en donnait un, je le dénommerais aussitôt «monnaie légitime», ainsi la question serait réglée.

L’attitude de Mary, et la mienne, est en fait facile à adopter, et les mots magiques sont assez faciles à exprimer. Il est question de trouver ce Rubicon en vous et de dire au revoir à toute figure d’autorité externe qui hante votre esprit.

Ce personnage, ce juge en robe noire, est un officier d’un Tribunal des Successions, dont le rôle est de vous demander qui vous êtes. Dites-le-lui : « Vous, monsieur, êtes mon employé et tout ce que vous êtes censé faire pour moi, c’est de travailler sur des affaires réelles concernant la Marine et l’Amirauté, et non d’essayer de m’imposer une juridiction d’ Amirauté spéciale».

Mon gouvernement n’est allé nulle part. Il n’est pas absent, et moi non plus. Non, en fait, nous sommes en session. Ici et maintenant. Si vous avez des questions, il est temps de tenir une audience à huis clos dans votre Chambre.

J’ai parlé avec Mary, pour la dernière fois, il y a environ trois ans. Elle a appelé pour tailler une bavette et témoigner de sa sympathie. Apprendre aux gens à se défendre et à penser par eux-mêmes est une tâche ingrate, d’autant plus que ce n’est pas une chose basée sur la seule logique. «Vous devez le ressentir dans votre chair», dit Mary et, comme d’habitude, elle a raison.

Trouvez votre Rubicon et franchissez-le !

Traduit de l’anglais par BibiCabaya (16 mai 2021)

Source : Anna van Reitz http://annavonreitz.com/therubicon.pdf

Lien : Sortir de la Matrice

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Les Notes de BibiCabaya :

 

1 Mary Elizabeth Croft est l’auteure de HOW I CLOBBERED EVERY BUREAUCRATIC CASH-CONFISCATORY AGENCY KNOWN TO MAN… a Spiritual Economics Book on $$$ and Remembering Who You Are [NdT COMMENT J’AI DÉMOLI TOUTES LES AGENCES BUREAUCRATIQUES CONFISCATOIRES DE NOS DENIERS CONNUES DE L’HOMME… un livre d’économie spirituelle sur les $$$ et la connaissance de soi].

2 Voir la différence entre «monnaie légitime» (autrefois l’or et l’argent [métal]) et «cours légal» (vent de banque ou monnaie de singe)  http://annavonreitz.com/lawfulmoney.pdf et https://www.federalreserve.gov/faqs/money_15197.htm.

3 La république originale américaine n’est pas démocratique car la «démocratie» est la loi du plus grand nombre, alors que la république originale des États-Unis d’Amérique reconnaît et respecte la liberté et les droits de CHACUN.

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